Dépistage cancer du sein : tout savoir sur la mammographie
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Dépistage cancer du sein : tout savoir sur la mammographie

Publié par admin, Le

La mammographie est une radiographie des seins permettant de détecter des anomalies. Répété tous les deux ans chez les femmes à risque, cet examen permet de dépister précocement des lésions cancéreuses. Dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, l’examen est gratuit, il est pris en charge à 100% par la Sécurité sociale.

Mammographie : examen de dépistage et diagnostic

Une image contenant habits, personne, femme, posant

Description générée automatiquementZone de Texte: Pourquoi faut-il aplatir les seins ? 
La compression du sein permet de diminuer l’épaisseur du tissu, ce qui améliore le contraste et réduit la quantité de rayons X nécessaire. Elle permet de s’assurer que la totalité de la glande figure bien sur l’image (sans partie cachée). Enfin, elle permet aussi de limiter les mouvements et d’obtenir une image plus nette. 

En France, le dépistage du cancer du sein est organisé au plan national. Il s’adresse à toutes les femmes de 50 à 74 ans, qui ne présentent pas de symptôme et qui n’ont pas de facteur de risque particulier comme des antécédents personnels de cancer ou des cas de cancers du sein dans la famille. Ces femmes sont invitées à passer une mammographie tous les deux ans afin de déceler d’éventuelles anomalies, d’autant plus facilement guérissables qu’elles sont dépistées à un stade précoce.

Mais à tout âge, la mammographie est un examen de référence pour détecter des anomalies, par exemple en cas de douleur dans un sein ou d’une grosseur. On distingue ainsi la mammographie de dépistage de la mammographie de diagnostic. Enfin, la radiographie des seins fait partie du protocole de surveillance après un cancer du sein

Comment se déroule la mammographie ?

En position debout et torse nu, vous allez devoir poser un sein sur une plaque horizontale. Une 2e plaque parallèle descendra aplatir votre sein. Rassurez-vous, vous serez assistée à toutes les étapes et il existe une sécurité limitant la pression maximale sur le sein. Cette phase de compression n’est pas douloureuse, mais peut être désagréable et elle ne dure qu’une minute par sein à peine. On vous demandera de ne plus bouger ni respirer durant quelques secondes, le temps du cliché. En fait, l’examen comprend plusieurs clichés et au minium deux par sein, un de face et un en oblique. Un cliché supplémentaire, de profil et centré sur une zone spécifique du sein est parfois requis.

La mammographie est complétée par un examen visuel des seins (forme, aspect de la peau et des mamelons) et par une palpation des seins et des aisselles.

Les résultats vous sont immédiatement communiqués et votre médecin traitant en reçoit une copie.

S’il s’agit du dépistage organisé du cancer du sein, vos clichés, même s’ils sont normaux, sont envoyés à un autre radiologue pour une deuxième lecture. Vous recevrez alors la conclusion définitive sous une quinzaine de jours.

La classification utilisée est celle de l’American College of Radiology en 5 niveaux : ACR 1 pour normal, ACR 2 : bénin, ACR 3 : à surveiller, ACR 4 : lésion suspecte et ACR 5 : tumeur suspectée.

Quand des examens complémentaires sont requis

Selon les cas, des examens complémentaires peuvent vous être prescrits, comme une échographie, une IRM ou une biopsie (alors pris en charge aux conditions habituelles, soit à 65% sur la base du tarif conventionné). Leur finalité vous est bien sûr clairement expliquée, mais sachez qu’une simple densité élevée des seins peut compliquer la lecture d’une mammographie et justifier le recours à une échographie. C’est pourquoi une échographie mammaire est parfois prescrite d’emblée avec la mammographie, pour permettre au cours du même acte d’imagerie une analyse plus fine. De même, sachez que les faux positifs sont fréquents : il s’agit d’anomalies détectées, mais qui se révèlent bénignes et non pas cancéreuses lors de l’examen complémentaire.

Enfin, sachez que seule une biopsie mammaire permettra de porter le diagnostic de cancer.

À faire et à ne pas faire juste avant votre mammographie

  • Zone de Texte: Toute grossesse doit être signalée
Attention, si vous êtes enceinte ou si vous pensez pouvoir l’être, il faut le signaler avant toute mammographie et toute radiographie en général, car le fœtus doit être protégé des rayons X. 

N’appliquez aucun cosmétique sur vos seins ou vos aisselles : pas de parfum, déodorant ou antitranspirant, pas de crème, lait de toilette ou talc. Tous ces produits pourraient interférer avec l’examen et la lecture des résultats.
  • Ôtez tous vos bijoux : colliers, boucles d’oreilles.
  • Il vous sera demandé de vous dévêtir du haut uniquement, jusqu’à la taille. Donc prévoyez une tenue adaptée.
  • Enfin, apportez tous vos anciens résultats : clichés et comptes-rendus (mammographie précédente, échographie, IRM, biopsie, ponction). Le radiologue en aura besoin pour faire des comparaisons.

Où faire votre mammographie ?

Dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, vous êtes invitée par courrier à prendre rendez-vous chez un radiologue agréé, dont la liste départementale vous est communiquée.

Le fait de passer par un radiologue agréé vous assure une prise en charge à 100% par l’Assurance maladie sans avance de frais, ainsi qu’une double lecture systématique, c’est-à-dire qu’un deuxième radiologue étudiera votre radio afin de confirmer le résultat. Mais n’oubliez pas de présenter votre bon de prise en charge reçu avec votre courrier d’invitation au dépistage.

Planifiez votre mammographie en 1ère partie de cycle : Si vous devez faire une mammographie et que vous n’êtes pas ménopausée, prenez votre rendez-vous en début de cycle, idéalement entre le 8e et le 12e jour après le début de vos règles. En effet, durant cette période les seins sont moins sensibles, ce qui facilite la réalisation de l’examen.
Et si vous prenez un traitement hormonal de la ménopause, privilégiez la période d’interruption de votre traitement s’il a lieu.

Pourquoi participer au dépistage cancer du sein organisé ?

  • Pour détecter des lésions cancéreuses très tôt avant même que n’apparaissent des symptômes : on considère que 1 femme sur 10 développera un cancer du sein au cours de sa vie, le risque étant plus élevé à partir de 50 ans (80% des cancers du sein surviennent après 50 ans).
  • Pour augmenter les chances de guérison : on considère que 9 cancers du sein sur 10 sont guérissables s’ils sont détectés tôt.
  • Afin d’utiliser des traitements moins lourds et donc de diminuer leurs effets secondaires et le risque de séquelles (conservation du sein par exemple).
  • Pour bénéficier d’une deuxième lecture indépendante de vos mammographies.
  • Afin d’avoir une prise en charge à 100% par la Sécurité sociale.

Selon l’Institut national du cancer (INCa), « la survie à 5 ans est de 99% pour un cancer du sein détecté à un stade précoce ».

Les symptômes d’alerte à connaitre

L’apparition de certains symptômes, y compris entre deux mammographies de dépistage organisé, doit vous amener à consulter rapidement votre médecin :

  • Douleur dans un sein.
  • Présence d’un nodule ou d’une grosseur dans un sein ou au niveau d’une aisselle.
  • Modification de la peau sur un sein : rougeur, irrégularité cutanée.
  • Rétraction au niveau du mamelon.
  • Écoulement du mamelon.

Un dépistage cancer du sein personnalisé pour les femmes à haut risque

Le dépistage organisé s’adresse exclusivement à des femmes « asymptomatiques » (sans symptôme) et sans risque particulier. En revanche, les femmes qui ont des risques élevés, voire très élevés de développer un cancer du sein, doivent bénéficier d’un dépistage individuel ou personnalisé, à mettre en place en collaboration avec leur médecin et idéalement dès l’âge de 20-30 ans. Ces femmes sont dites à risque soit parce qu’elles ont déjà été touchées par un cancer (le risque de récidive est alors réel), soit parce qu’il y a eu des cas de cancer du sein dans la famille (une mère, une tante ou une sœur touchée). Dans ce dernier cas, la prédisposition génétique peut s’évaluer lors d’une consultation oncogénétique (construction d’un arbre généalogique et recherche de mutations familiales BRCA 1 ou 2).

Les hommes aussi… Les hommes peuvent eux aussi être atteints d’un cancer du sein, mais c’est très rare : moins de 1% des cas. C’est ainsi qu’eux aussi peuvent être amenés à passer une mammographie.

Les examens recommandés dans le cadre de ce dépistage spécifique sont eux aussi entièrement pris en charge et donc remboursés par l’Assurance maladie.

Que penser du risque de surdiagnostic et de surtraitement ?

La mammographie permet de détecter des tumeurs de très petites tailles, mais elle ne permet pas de différencier celles qui resteront peu évolutives et donc peu dangereuses, de celles qui vont rapidement devenir cancéreuses. C’est ainsi que par mesure de précaution, on traite toutes les tumeurs détectées par la mammographie, ce qui entraine une part de sur-traitement. Ceci dit, il faut bien comprendre que les tumeurs qui vont évoluer sont majoritaires (80-90% des tumeurs détectées) et que plus la tumeur détectée sera de petite taille, plus les chances de guérison seront élevées (99%) et les traitements légers.

Ces informations sont à connaitre afin de prendre une décision éclairée. En effet, le dépistage organisé n’est pas une obligation, vous avez le choix d’y participer ou non.

Quels sont les risques d’exposition aux rayons X ?

Est-il raisonnable d’exposer ainsi ses seins tous les deux ans aux rayons X ? Les expositions répétées aux rayons peuvent favoriser le développement du cancer. On parle de cancers radio-induits. Mais les doses auxquelles les femmes sont exposées lors des mammographies dans le cadre du dépistage organisé sont très faibles, représentant à peine 2% de leur exposition totale. À titre de comparaison, les 13 mammographies de dépistage (une tous les 2 ans de 50 à 74 ans) représentent un quart des rayons X reçus lors d’un seul scanner abdominopelvien…


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